Comment gérer son stress au travail ?

Mesurez le bien-être de votre entreprise avec OurCompany

Suis-je vraiment heureux(se) au travail ? On s'est tous déjà posé cette question au moins une fois dans notre vie. Une question sur laquelle l'application OurCompany, s'est justement penchée. Pour appréhender une telle notion, la start-up propose de mesurer soi-même trois critères quotidiennement: le stress, l'humeur et l'énergie.

Élodie, psychologue sociale et co-fondatrice d'OurCompany nous en dit un peu plus. 

 

Chez OurCompany, vous abordez la notion de bien-être au travail. Peux-tu nous en dire plus sur ce concept ?

Parmi ses nombreuses définitions, on retient que le bien-être au travail se distingue du bonheur en se rapportant à des conditions favorables (de santé physique, affective et intellectuelle) qui tendent elles-mêmes à mener à l’état stable et durable de satisfaction qu’est le bonheur.
Plus spécifiquement, OurCompany positionne son observation du bien-être au travail au carrefour des conceptions traditionnelles et complémentaires du bien-être psychologique, en croisant « plaisir » (bien-être hédonique), « sens, réalisation de soi » (bien-être eudémonique) et « engagement » (bien-être d’implication volontaire). En somme, c’est une vision du bien-être au travail, et donc du management humaniste, qui conjugue quête de satisfaction, absorption dans le travail et buts guidant le développement de soi.

 

Existe-t-il plusieurs niveaux de bien-être au travail ?

D’un point de vue quantitatif, il semble possible de mesurer le bien-être au travail à partir du découpage de cette notion globale en concepts plus facilement observables. On peut donc l’observer en relevant les jugements personnels réguliers des collaborateurs, sur différentes dimensions de l’activité professionnelle et la vie organisationnelle (état d’esprit du jour, qualité des relations à ses collègues et sa hiérarchie, attachement à ses fonctions, adhésion à la politique organisationnelle…). Ces mesures peuvent ainsi permettre d’aboutir à un indice global de bien-être au travail.

 

Comment gérez-vous les personnes qui montrent un niveau de bien-être très bas ?

OurCompany ne « gère » pas à proprement parler les personnes. Précisons que notre application n’a en aucun cas la prétention de constituer un outil médico-psychologique de diagnostic individuel de pathologie mentale ou physique au travail, ni de prendre la place des collaborateurs dans l’analyse des vécus et ressentis puis dans l’action associée.
Notons toutefois que notre bouton « SOS » permet, en caractérisant le type de détresse dans laquelle l’on se trouve ou dont nous sommes témoins (agression, humiliation, incivilité, harcèlement, burn-out, discrimination, déni de son travail…), d’accéder à un premier niveau de ressources gratuites (hotline gouvernementale, site spécialisé…).

Si nous offrons un moyen de suivre et estimer sa propre situation de bien-être au travail, nous intervenons plutôt sur le plan de la lecture collective. Dès lors qu’un score stagne durablement en dessous de la médiane, nous pouvons légitimement émettre l'hypothèse qu'il existe un contexte de travail nuisible au bien vivre au travail. Il s’agit alors là d’une alerte pour l’entreprise.

 

Donnez-vous un retour aux entreprises concernant leur niveau de bien-être général au sein de leur organisation ?

Notre solution payante permet l’accès à un dashboard en ligne leur permettant de :

  • segmenter les données (préalablement anonymisées) par tous les filtres qui peuvent leur sembler pertinents : métier, BU, implantation géographique, ancienneté, formation, etc.
  • accéder à un outil d’administration de questions propres à l’actualité sociale de l’entreprise, en plus de la batterie OurComapny.

Cela permet d’identifier les dimensions de force, « là où cela va bien », pour pouvoir capitaliser sur les best practices, et là où les équipes sont en difficulté, pour pouvoir les accompagner de manière précoce. Quoi qu’il en soit, il faut bien garder à l’esprit que nous faisons le choix de ne pas proposer notre propre interprétation extérieure de ces tendances, mais offrons une observation informative et instantanée de la situation.

 

Selon vous, quels sont les vecteurs clés du bien-être au travail ?

Selon nous, il est possible de schématiser les principaux vecteurs de bien-être au travail en 7 dimensions :

  • le soutien social horizontal : qualité des relations entre collègues, entraide, adéquation interpersonnelle, reconnaissance et estime perçue des autres, soutien émotionnel, communication, coopération au sein des équipes ;
  • l’adhésion au mode managérial : disponibilité et qualité de l'accompagnement technique, reconnaissance et confiance perçue, accompagnement humain ;
  • le cadre de travail : temps passé au travail et conciliation travail / vie personnelle, environnement organisationnel, physique (espace de travail) et matériel (outils, moyens de communication...), charge de travail ;
  • "la passion de son travail" : attrait des fonctions exercées, engagement professionnel, ennui au travail, satisfaction globale quant à sa vie professionnelle ;
  • l’expression de soi au travail : autonomie au travail, sentiment de compétence et d'efficacité, estime de soi au travail, expression de son opinion et de ses besoins, investissement et degré de satisfaction quant au recours à ses habiletés, à l'exigence d'innovation et à son leadership ;
  • la santé et sérénité : anxiété, épuisement émotionnel et physique, stress chronique ;
  • l'adéquation à la culture, stratégie et aux perspectives d’entreprise : adhésion aux valeurs promues et leur incarnation perçue, justice perçue, satisfaction quant au mode de gouvernance, perspectives d'évolution, sécurité d'emploi et volonté de contribution à l'organisation.

 

Et concrètement, comment peut-on améliorer le bien-être de ses collaborateurs au sein de son entreprise ?

Au-delà des points précédents, il s’agit fondamentalement d’endosser une réelle posture sincère. Car comme pour toute valeur collective de fonctionnement (la liberté, l’égalité…), le bien-être constitue une aspiration qui, pour être portée de manière intrinsèque. C’est à dire pour ce qu’elle est en elle-même, ne peut se suffire de la règlementation et doit s’accompagner, voire à terme, être supplantée, par des façons de vivre ensemble sous-tendues par l’évidence, la conviction de sa nécessité.

Plus pragmatiquement, nous portons la conviction selon laquelle il est nécessaire d’outiller chacun pour qu’il devienne acteur et actrice du bien ou mieux vivre, de façon générale. Car qui d’autre que nous-mêmes sait mieux ce que nous ressentons et ce dont nous avons besoin ?

Reste à donner à chacun les moyens (informations, pratiques efficaces, encouragements, reconnaissance…) de se sentir porteur ou porteuse de savoirs et pouvoir d’agir, pour permettre très directement de promouvoir les personnes et leurs richesses.
L’enjeu de notre application est bien là : libérer la parole pour rendre chacun acteur du bien-être de tous, réhabiliter bienveillance et entraide. Aussi, améliorer le bien-être individuel et collectif, c’est, selon nous, d’abord penser qu’il est l’affaire de toutes et tous, qu’il ne repose pas dans les mains de quelques-uns qui « savent », et qu’il n’est pas acquis mais nécessite des efforts de toutes et tous dans cette direction !

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